Aux champs
Laboureur
Le paysan le plus aisé du village : il possède une charrue et un attelage de bœufs ou de chevaux pour retourner la terre.
- Où le trouver
- Dans les champs ouverts autour du village
- Rang social
- Paysan aisé, libre ou serf selon les régions
Au Moyen Âge, le mot « laboureur » ne désigne pas n’importe quel paysan. C’est celui qui possède son propre attelage, des bœufs ou, à partir du XIIe siècle, des chevaux, et la lourde charrue qui va avec. Les paysans plus pauvres, les brassiers, n’ont que leurs bras et une houe : ils se louent souvent chez lui à la journée.
Une année rythmée par les labours
Le laboureur retourne la terre plusieurs fois par an : en automne pour semer le blé d’hiver, au printemps pour l’orge et l’avoine. Grâce à l’assolement triennal, un tiers des terres se repose chaque année en jachère. Après les labours, il faut herser pour briser les mottes, semer à la volée, puis surveiller les champs jusqu’à la moisson de l’été.
Sous l’autorité du seigneur
Il cultive la tenure que lui confie le seigneur et lui verse en échange des redevances : le cens en argent, le champart en gerbes de blé. Il doit aussi des journées de corvée sur les terres du seigneur et paie la dîme à l’Église, une part de sa récolte qui peut atteindre un dixième.
Ses outils
- Charrue à versoir
- Araire
- Herse
- Joug et collier d’attelage
- Aiguillon
- Faucille