Mars, avril, maiPrintemps
Le renouveau. Les jours rallongent, la terre dégèle et tout le village reprend le chemin des champs, des vignes et des jardins.
- Labours et semailles de printemps
- Taille de la vigne
- Jardins et potagers
- Naissance des agneaux
Au rythme des saisons
Au Moyen Âge, on ne compte pas le temps en heures mais en saisons, en travaux et en fêtes. Le soleil, la pluie et le calendrier des saints décident de tout : quand labourer, quand moissonner, quand vendanger, quand se reposer.
Le cycle de la terre
Chaque saison a ses travaux, ses fatigues et ses joies. Toute la vie du village suit ce grand cycle.
Mars, avril, maiLe renouveau. Les jours rallongent, la terre dégèle et tout le village reprend le chemin des champs, des vignes et des jardins.
Juin, juillet, aoûtLe temps des grands travaux. Du lever au coucher du soleil, on fauche les prés, on moissonne le blé et on bat le grain.
Septembre, octobre, novembreOn remplit les greniers et les celliers : vendanges, semailles du blé d’hiver et glandée des porcs avant les premiers froids.
Décembre, janvier, févrierLes champs se reposent. On tue le cochon, on répare les outils, on célèbre Noël et l’on passe les longues soirées à la veillée.
Le calendrier des travaux
Dans les livres d’heures, chaque mois est illustré par un travail et un signe du zodiaque. Choisissez un mois pour découvrir ce que l’on y faisait, ce que l’on mangeait et ce que l’on fêtait.
Hiver · Verseau
Le travail du mois
Festins et repos
Les champs dorment sous le gel. Chez les seigneurs, on prolonge les fêtes de Noël par de grands banquets ; chez les paysans, on reste au chaud, on soigne les bêtes à l’étable et l’on répare les outils pour le printemps.
À table
Salaisons, lard, soupes épaisses de pois et de fèves, pain et fromage.
Les fêtes
« À la Saint-Antoine, les jours croissent du repas d’un moine. »
Jours chômés et réjouissances
Avec les dimanches, les fêtes religieuses offrent de nombreux jours de repos. On y prie, on y mange mieux, on y danse et l’on y règle aussi ses dettes.
25 décembre
La naissance du Christ ouvre douze jours de fêtes jusqu’à l’Épiphanie. On décore l’église, on chante, et l’on mange enfin de la viande après le jeûne de l’Avent.
6 janvier
La fête des Rois mages. On partage un gâteau où se cache une fève : celui qui la trouve devient le roi de la fête.
2 février
On fait bénir des cierges à l’église et on les rapporte chez soi pour protéger la maison des orages et des malheurs.
Février ou mars
Avant le jeûne du carême, on mange gras, on se déguise et l’on se moque des puissants pendant quelques jours.
Mars ou avril
La plus grande fête chrétienne met fin au carême. Les œufs, interdits pendant quarante jours, reviennent sur toutes les tables.
24 juin
Autour de la nuit la plus courte de l’année, on allume de grands feux autour desquels on danse et que l’on saute pour se porter chance.
29 septembre
Un jour d’échéance : on paie les redevances au seigneur, on loue les valets de ferme et l’on règle les comptes de l’année.
11 novembre
La fin des travaux des champs. On goûte le vin nouveau, on mange l’oie grasse et l’on paie souvent ses loyers.
Lire l’heure sans montre
Ni montre ni calendrier accroché au mur : le temps se lit dans le ciel, s’entend au clocher et se compte en fêtes. Dans plusieurs régions de France, l’année ne commence même pas le 1er janvier, mais à Pâques ou le 25 mars.
Au village, personne n’a d’horloge. Les cloches de l’église annoncent les offices, le début et la fin du travail, et le couvre-feu du soir.
On découpe le jour, du lever au coucher du soleil, en douze heures. Une heure d’été est donc bien plus longue qu’une heure d’hiver.
On ne dit pas « le 11 novembre » mais « à la Saint-Martin ». Chaque jour est dédié à un saint, et l’on fixe ainsi les échéances et les foires.
Au XIVe siècle, de grandes horloges mécaniques apparaissent sur les beffrois et les églises des villes. Elles sonnent enfin des heures égales.